Théâtres Parisiens

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Théâtre des Blancs-Manteaux

DirectionFrédéric Cagnache
JaugeSalle Jacques Higelin 80 - Salle Michèle Laroque 60
Adresse15 rue des Blancs-Manteaux
Email
Sitewww.blancsmanteaux.fr/
Téléphone01 48 87 15 84
Télécopie

Théâtre des Blancs-Manteaux

En 1970, René Liotaud, entrepreneur et ex-plâtrier, rachète un immeuble à l’angle de la rue Aubriot et de la rue des Blancs Manteaux. Le bâtiment, en très mauvais état est rapidement refait. Il vend alors un certain nombre d’appartements, transforme le rez-de-chaussée en restaurant et la cave en bar/discothèque. Le lieu est ouvert au public deux ans plus tard, en 1972. L’emplacement est idéal, au cœur du marais et tout proche du quartier juif de la rue des rosiers. On y trouve déjà de nombreux cafés et restaurants mais aucune salle de spectacle. L’arrivée de Liotaud et l’ouverture de La Pizza du Marais (l’ancien nom des Blancs Manteaux) se voit rapidement suivi par l’ouverture de plusieurs salles : Le théâtre Essaïon, la Veuve Pichard (aujourd’hui Le Point Virgule), la Mama Du Marais, etc. Le Café de la Gare quitte quant à lui le quartier du Montparnasse où il était installé depuis quatre ans pour la rue du Temple.

Cependant, si le restaurant fonctionne assez bien le midi, le bar de la cave n’attire pas les foules. Liotaud décide donc de le remplacer par une salle de spectacle et confie sa gestion à Lucien Gibarra personnage haut en couleur et déjà bien aguerri du milieu théâtral. Gibarra restera un peu plus de trois ans à la direction artistique, et verra notamment le lieu changer de nom pour devenir Café Théâtre des Blancs Manteaux.

En 1976, Renaud occupe donc régulièrement la scène de la « Zappi », comme l’appellent ses habitués, où ont pu se succéder d’autres chanteurs tels que Julien Clerc, Maxime Le Forestier, Jacques Higelin ou Bernard Lavilliers. On le trouve aussi quelquefois derrière le bar histoire d’arrondir les fins de mois difficiles. Gibarra disait à l’époque « Je programme ce que j’aime et le public semble presque toujours me faire confiance. » Il quittera cependant les Blancs Manteaux en 1977.

Jean Luc Guérin lui succède, ancien gérant du restaurant « La Cour des Miracles » particulièrement fréquenté par les artistes de l’époque. Certaines pièces du règne de Gibarra vont continuer à se jouer sous la direction de Guérin, mais il va découvrir lui aussi un grand nombre de nouveaux talents. Le succès est là et surtout il se déploie hors des murs parisiens. S’il réussit le pari de fidéliser son public, Guérin peut également se targuer de faire tourner ses découvertes. Festival de café-théâtre à Trouville en 1977, représentation de La Tour Infernesle en Belgique et en Picardie, et de nombreux galas et autres manifestations un peu partout en France.

En 1979, René Liotaud, resté depuis le début propriétaire des murs, décide de se remettre à la programmation et récupère le bail de gérance. Il restera à la tête des Blancs Manteaux durant vingt ans, entre 1979 et 1998. N’ayant pas autant de flair que ses prédécesseurs il se fera conseiller par divers collaborateurs, notamment Monique Abès, Marc Pracca, Etienne Desbordes et José Paul.

Irène et René abandonneront la direction des Blancs Manteaux en 1998 et laisseront sa gérance à deux femmes, Magali Clavel-Lugan et Fabienne Goudeau. Surnommées « les filles » par le milieu, elles mettront en place une gestion plus familiale du théâtre. Elles programmeront entre autres des artistes comme Oldelaf et Mr D., Camille et Arnaud Tsamère en 2005, et avant eux, Jean-Luc Lemoine en 2001, Fabrice Eboué en 2004, etc. Des noms connus aujourd’hui qui débutaient il y a moins de dix ans aux Blancs Manteaux.

C’est en 2008 que Frédéric Cagnache rachètera le lieu qu'il dirige toujours actuellement programmant tout au long de l'année comédies et spectacles musicaux.