Théâtres Parisiens

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Folies Bergère

DirectionFréderic Jérôme
Jauge1670
Adresse32 rue Richier
Emailsecretariat2@foliesbergere.com
Sitewww.foliesbergere.com/
Téléphone08 92 68 16 50
Télécopie

Folies Bergère

Le bâtiment construit comme une maison d'opéra par l'architecte Plumeret, ouvre le 2 mai 1869 sous le nom de « Folies Bergère ». Le nom choisi fait référence aux folies, maisons de divertissement au XVIIIe siècle puis salles de spectacle et au nom de la rue Bergère située non loin de la rue Richer. Cela explique l'absence de "s" à Bergère et permet d'avoir un nom comportant 13 lettres par superstition.

En 1872 Léon Sari donne aux Folies Bergères un genre libertin.

En 1886, Édouard Marchand conçoit un nouveau genre de spectacle : la revue de music-hall. Édouard Marchand comprend que la femme est au cœur de ce nouveau concept et va l'imposer aux Folies Bergère.

En 1902, après 16 ans de succès, la maladie contraint Édouard Marchand à céder la place.

En 1918, Paul Derval impulse une nouvelle ère pour les Folies Bergère et va marquer de son empreinte l'histoire de la revue. Durant 48 ans il règne sans partage sur le célèbre music-hall.

Profondément superstitieux, il décide que tous les titres des revues présentées aux Folies devront comporter 13 lettres, ainsi que le mot « folie » au singulier ou au pluriel. Dans le contexte des années 1920 et du début des Années Folles, la mise en application de tous ces éléments ouvre à Paul Derval la voie du triomphe.

En 1936, pour mener la revue En Super Folies Derval fait revenir Joséphine Baker de New York, et demande à Michel Gyarmathy, un jeune hongrois tout fraîchement débarqué de son Balassagyarmat natal, d'en dessiner l'affiche. Ainsi débute la longue histoire d'amour entre Michel Gyarmathy, Paris, les Folies Bergère et le public du monde entier, qui durera 56 ans.

Paul Derval meurt en mai 1966, à 86 ans, son épouse Antonia, s'appuyant sur Michel Gyarmathy, lui succède.

En août 1974, Antonia Derval transmet ses pouvoirs à Hélène Martini, « l'impératrice de la nuit » , qui, vingt-cinq ans auparavant, avait été "mannequin nu" aux Folies Bergère, après avoir été déportée en camp de concentration pendant la guerre. Cette nouvelle maîtresse des lieux réunit les qualités propres à maintenir encore en activité le tout dernier music-hall de l'histoire demeuré fidèle à la tradition.

Dès 1978 Hélène Martini s'adjoint Georges Terrey au poste de Directeur délégué. Pendant près de vingt ans, ils maintiennent le style et la tradition, créent Folie je t'adore, Folies de Paris et Folies en folie.

Mais en 1993, consciente que l'esthétique clinquante n'est plus de mise et que les Folies Bergère doivent évoluer et suivre les aspirations des spectateurs et l'imagination des créateurs, Hélène Martini décide de rompre avec le passé et présente une nouvelle revue mise en scène par l'argentin Alfredo Arias. Ainsi le style des spectacles change, la directrice joue sur la modernité et remet ses revues au goût du jour. Avec de nouveaux auteurs, chorégraphes, metteurs en scène et décorateurs, les spectacles se succèdent avec succès, et la qualité des représentations confirme la renommée des Folies Bergère.

En 2000, Hélène Martini décide de faire changer de siècle les Folies, avec Valérie Lemercier suivie par Marianne James qui fait aux Folies ses adieux irrévocables de l'Ultima récital.

Lors de la saison 2006-2007, les Folies reprennent Cabaret dans la nouvelle version de Sam Mendes, créée à Broadway, ce spectacle évènement aura 350 000 spectateurs, plus de 450 représentations et six nominations aux Molières. Fort de ce succès, le spectacle est prolongé jusqu'au 27 janvier 2008.

Du 5 novembre 2009 au 27 juin 2010 le music-hall reçoit la production française du spectacle musical Zorro devant plus de 150 000 spectateurs ainsi que beaucoup de musiciens. Le chapitre du XXIe siècle est ouvert, et les Folies Bergère sont en route pour leur 150e anniversaire.

En septembre 2011, le théâtre des Folies Bergère est racheté par Lagardère SCA, en association avec Jean-Marc Dumontet, qui possède plusieurs salles parisiennes : Bobino, Le Point-Virgule et, avec Laurent Ruquier, le théâtre Antoine, assure la gestion de l’ancien music-hall.

En 2013, Lagardère SCA devient l'unique détenteur des Folies Bergère en reprenant les parts de Jean-Marc Dumontet.