Théâtres Parisiens

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Théâtre Edouard VII

DirectionBernard MURAT
Jauge718
Adresse10 place Edouard VII
Emailcontact@theatreedouard7.com
Sitewww.theatreedouard7.com/
Téléphone01 47 42 35 71
Télécopie01 47 42 77 68

Théâtre Edouard VII

Le square est ouvert en 1911 par Arthur Millon, fondateur de la Société de la rue Édouard VII, à l’emplacement des remises et des écuries d’une compagnie de fiacres. Il ne pouvait trouver meilleur parrainage que celui du souverain Édouard VII d'Angleterre, dit « le plus parisien des rois anglais », le plus boulevardier de tous, à l’époque où le Boulevard se terminait chez Maxim’s. En bonne logique, c’est un architecte anglais, William Sprague, qui construit une salle de spectacle au centre de la place en 1913.

C'est tout d'abord un cinéma, exploité par un pionnier de l'industrie cinématographique, Charles Urban, qui y présente le Kinémacolor. Puis il cède la place aux représentations théâtrales en 1916 avec pour premier directeur Alphonse Franck, ancien directeur du Théâtre des Capucines et du Théâtre du Gymnase qui a racheté la salle en 1914.

Théâtre Edouard VII

En octobre 1920, une déclaration d’amour attire le public au théâtre Édouard VII : Je t'aime. Sacha Guitry se déclarait ainsi à Yvonne Printemps. Et tout Paris constate, ravi, cet amour « Nul printemps n’est plus délicieux que celui de Paris, mais quand il s’appelle Yvonne, il devient incomparable... il est impossible d’incarner plus exactement Paris ».

Pendant dix années, Sacha Guitry assure à ce théâtre une prospérité heureuse. Seule la maladie qui devait l’emporter empêcha Sarah Bernhardt de créer "Un sujet de roman" qu'elle répéta jusqu'à la veille de la générale. Pendant les absences de ses pensionnaires, Alphonse Franck a coutume d’accueillir Lucien Guitry, qui incarne Arnolphe dans L'École des femmes, bouclant ainsi son cycle de personnages moliéresques après Tartuffe et Alceste.

Le 17 janvier 1948, malgré les menaces et le chantage, Sacha Guitry fait sa rentrée dans Le Diable boiteux. Une fois encore, il s’impose et dix rappels consacrent la répétition générale.

À partir de 1958,Claude Génia prend la responsabilité du théâtre. Sous des directions successives, le Théâtre ÉdouardVII continue à porter haut le flambeau du Boulevard. Pendant deux saisons, Simone Valère et Jean Desailly se dépensent sans compter à la direction du Théâtre Édouard VII pour défendre un répertoire qui leur est cher de Jean Giraudoux avec Amphitryon 38, à Ibsen avec L’Ennemi du peuple.

Le répertoire s’enrichit sous la direction de Pierre Bergé avec la création de Nous ne connaissons pas la même personne de François Marie Banier et de Navire Night de Marguerite Duras.

Avec Jacqueline Cormier à la direction du théâtre, Jean Poiret et Maria Pacôme jouent Joyeuses Pâques, qui a confirmé son auteur Jean Poiret dans la lignée des rares successeurs de Sacha Guitry. 1983, année faste pour Strindberg qui connait ici son plus grand et seul succès populaire à Paris avec Mademoiselle Julie brillamment interprété par Niels Arestrup et Fanny Ardant après Isabelle Adjani.

En octobre 1989, la saison débute avec un nouveau directeur, Julien Vartet.

Fin octobre 1994, la saison débute par deux pièces de Georges Feydeau dans une mise en scène de Bernard Murat. Julien Vartet entreprit d’importants travaux. Le théâtre lui doit aujourd’hui d’être climatisé et entièrement réhabilité.

Après une année de fermeture, le théâtre ouvre ses portes en septembre 2001 sous la co-direction de Bernard Murat et de Jean-Louis Livi.

En septembre 2007, le Théâtre Edouard VII célèbre l’Année Guitry (1885-1957)

Aujourd’hui, sous la houlette de Bernard Murat, le théâtre Edouard VII continue d’être le théâtre de la diversité.